MANIFESTATIONS A VENIR

 

Commémoration du 8 mai 1945

 

 

 

C’est en comité restreint et dans le respect des consignes gouvernementales que la commune de Saint André-Allas a commémoré le 8 mai la capitulation des armées nazies.

 

 

 

La Maire, Patrick Salinié, Marcel Delpech, le porte-drapeau, et les adjoints au maire se sont réunis pour le dépôt d’une gerbe et une minute de silence.

 

 

 

Après la lecture du message de Geneviève Darriuessecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, le maire a précisé l’hommage rendu par les andrésiens.

 

« Pour la deuxième année consécutive, nous ne pouvons commémorer la capitulation de l’Allemagne nazie dans les conditions habituelles, ni honorer nos morts comme leur sacrifice le mérite, c’est-à-dire entourés de l’affection des habitants de la commune réunis nombreux devant notre monument aux morts.

 

Avant de venir déposer cette gerbe, avec Mme Solange Lamothe, adjointe au maire, nous avons fleuri les stèles posées à l’endroit même ou les troupes de répression ont assassinées douze personnes au mois de juin 1944, douze hommes fusillées sur le bord de nos routes parce qu’ils étaient combattants de la résistance ou simplement parce qu’ils se trouvaient là au moment du passage de la colonne. Ces morts de juin 44 étaient français, espagnols, portugais, juifs, caholiques ou sans confession. Ils s’appelaient Duscht, originaire d’Alsace, Sieburg, Renaudie, Carvès, Coelho, Pereira, Dos Barros, Das Naves, Cheylat, Cantelaube, Monteil, ainsi qu’un caporal du maquis dont nous ignorons aujourd’hui encore le nom.

 

Tous sont couchés sur la pierre froide du monument. Tous sont couchés dans notre chaleureuse et reconnaissante mémoire.

 

Je n’oublierai pas d’associer aux noms de ceux qui figurent sur les stèles commémoratives, les noms de ceux qui ont combattu pour notre liberté et ont eu la chance de revenir sains et saufs. J’ai une pensée émue pour ceux qui ont été déportés dès 1943 sur délation des inconditionnels zélés de la milice française ou de la Gestapo et qui ont réussi à survivre aux camps de la mort, avec une pensée particulière pour Jean Magne, des filolies et Hélène Rochette du Mougné. 

 

Au nom de tous les habitants de la commune, au nom du conseil municipal, hommage à eux et à leur courage ».